Les feux dans les gisements de charbon crachent environ 1,4 milliard de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère par an, faisant de l’Inde le quatrième plus gros producteur d’émission de gaz à effet de serre au monde.

Près de 700 000 personnes vivent au dessus des feux souterrains des gisements miniers de la région de Jahria. L’exploitation du charbon est une source de revenu pour les habitants. Bokalpari est l’un de ces nombreux quartiers affectés par les feux incessants à Jharia : pas moins de 67 feux font rage dans le ventre de la Terre.

Les difficultés sociales s’accumulent. Les jeunes hommes et femmes qui vivent dans ces quartiers trouvent difficilement l’âme sœur. Akhatri Bano, 75 ans, a trois garçons et deux filles en âge de se marier, mais ils ne trouvent pas d’époux. « Ce n’est pas que nous n’avons pas de prétendants bien au contraire. Mais lorsqu’ils viennent nous rendre visite et découvrent que nous sommes assis sur ces braises, ils fuient », raconte l’une de ces jeunes femmes.